dimanche 1 novembre 2009

FAMILLE: changer notre regard

François Bayroux dans son ouvrage sur Henry IV nous fait découvrir un roi qui enfant à vécu une guerre de religion entre son père et sa mère

« Et à cet épicentre-là, de la guerre de religions et du changement des consciences, il y a ce jeune garçon dont le père est le chef des armées catholiques et la mère est le chef du clan protestant. La guerre de religions, c’est entre son père et sa mère. Et une fois qu’on a compris cela, on voit le destin de ce garçon comme complètement différent, avec la quête de réconciliation qui est la sienne, et qui est en réalité une quête incroyablement moderne. Et puis c’est aussi la réconciliation entre son père et sa mère, au fond, qu’il poursuit tout le temps. http://www.bayrou.fr/portrait/intime/henri-4-bayrou.html

« La famille est une communauté magnifique. Tout le monde se tourne vers elle. Avec espoir ou avec nostalgie. »

François Bayrou est un fervent défenseur, un "amoureux" de la famille, lieu des valeurs fondatrices. Il défend les familles dans leur diversité, dans la réalité de leur vie quotidienne. Entre tous les types de familles il prône, plus que la tolérance, la compréhension réciproque.

Il a raison "la quête de réconciliation de Henri IV entre son père et sa mère, est en réalité une quête incroyablement modernei

« Je suis un défenseur actif de la famille ; je défends et j’aime les familles nombreuses. Quand on a six enfants, on sait de quoi on parle. La famille, c’est une communauté magnifique, vers laquelle tout le monde se tourne. Et les jeunes, peut-être plus encore que les générations précédentes.

Pour moi, un mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme. Je défends cette vision que certains disent traditionnelle, mais que je trouve être une vision d’avenir. L’altérité sexuelle est source de vie et d’équilibre.

Je prends en compte la vie des gens comme elle est. Ce n’est en rien porter atteinte aux familles que regarder la situation de ceux qui ont une expérience différente. On ne choisit pas d’être homosexuel. Lorsque des couples homosexuels, y compris pacsés, disent leur angoisse de ne pouvoir rien transmettre au survivant en cas de décès, je pense qu’il faut les entendre.

La liberté de choix des parents doit être réellement respectée, et singulièrement celle des femmes, devant le travail et l’accueil des enfants. On devrait songer à accorder à l’éducation dans la famille l’aide allouée à la garde à domicile. Un sujet est pour moi prioritaire : parce qu’une femme enceinte est parfois mal perçue dans l’entreprise, il faut une politique d’aide et de soutien à l’entreprise lui permettant d’accueillir la grossesse comme une bonne nouvelle, avec notamment des aides au remplacement et à la formation.

L’avenir d’un enfant se joue dans sa famille dès les premières années. Lorsque la famille est absente ou totalement démunie devant son éducation, les choses deviennent vite irrattrapables. Le risque est d’autant plus grand quand la famille est en décalage culturel avec le pays où elle vit, parce que très vite c’est la rue qui se charge de faire "l’éducation" de l’enfant.

Ministre de l’Education nationale, j’ai demandé une enquête pour savoir pourquoi tant d'enfants issus de familles culturellement favorisées échouaient, et tant d'enfants de familles en situation difficile réussissaient très bien. La réponse de l’enquête vaut pour l’ensemble de la nation : réussissaient les enfants dans les familles desquels l’école était estimée, respectée et soutenue ; et échouaient les enfants dans les familles desquels l’école était critiquée et méprisée !

Il faut une politique de soutien et d’éducation des familles pour que les pères et les mères comprennent que ce qu’a d’essentiel, d’irremplaçable, leur attitude dans la famille : pour donner à l’enfant les repères qui lui serviront toute sa vie.
»

http://www.bayrou.fr/propositions/famille.html

Tout reste à faire en matière de politique familiale , Il faut par exemple que notre société change profondément le regard qu’elle porte sur la paternité, en cessant de véhiculer une image dévalorisante de la paternité, ou le père est cantonné dans un rôle de pourvoyeur de ressources économiques, systématiquement violent et brutal, alors que lorsqu’on discute individuellement sur les rôles parentaux, très peu de femmes et d’hommes n’ont ce sentiment, et beaucoup de femmes témoignent un fort attachement à une parité des rôles au sein de la famille.

Il faut faire évoluer les mentalités et recréer une solidarité et fraternité familiale, même en cas de drame de la séparation conjugale, avoir pour principe que jamais l’enfant peut être divorcé, séparé d’un de ses deux parents.

Confrontée à un individualisme au nom d’une liberté individuelle, la famille traditionnelle éclate, et face cette remise en cause notre société est face à plusieurs attitudes possibles :

1. L’indifférence

L’absence d’associations puissantes qui rappellent les pouvoirs publics à leurs obligations en matière de droit de l’enfant à entretenir des liens forts et réguliers avec leurs deux parents, permet de mettre le problème de coté.

2. Le judiciaire

Depuis 1993, excepté la loi Ségolène Royal de Mars 2002 sur l’autorité parentale et la résidence alternée, les politiques se sont déchargés sur le juge, qui « dans le secret de son cabinet saura prendre la bonne décision »

3. le statut quo

Depuis la loi sur l’autorité parentale de Mars 2002 , on remet en cause les avancées, on discute, on fait des réunions pour maintenir ce qui est en place en considérant que « c’est une avancée ».

4. Le catastrophisme

La parité parentale pour certains serait une « monstruosité » un risque de pathologies pour l’enfant, qui appartient d’abord à la mère, le père s’administrant à qu’à petite dose, juste pour qu’il ait une « image paternelle». La résidence alternée entraînerait une mobilité insurmontable pour l’enfant entre la résidence de ses parents séparés, le changement d’école, les temps de trajet long, les déplacements de domicile ne pouvant lui être imposés que par la mère, ou les pouvoirs publics lorsqu’ils ferment des classes, mais surtout pas pour préserver le lien père/enfant.

5. La médiation comme joker

Tout le monde est d’accord, il faut mieux laisser régler le problème par les parents entre eux, le juge le fera moins bien. Toutefois dans la pratique, on constate que souvent au moment de la rupture le dialogue n’est plus possible,car les ex partenaires ont des valeurs opposées. Sur les 40% de ménages qui se séparent, une séparation sur deux est conflictuelle, et c’est quasiment la fixation de la résidence de l’enfant qui est la source du conflit.(voir l'excellent fim "divorce" actuellement sur les écrans)

Prétendre que la médiation imposée, pourrait être la solution, c’est un utopie, une fuite de responsabilité du politique qui doit assurer au citoyen (l’enfant est un jeune citoyen) une justice équitable qui protège ses droits lorsqu’il n’a pu de lui-même mettre en place cette protection.

Si on veut faire évoluer la situation, il faut changer de regard sur les rôles parentaux et au contraire affirmer que le maintien dans leur rôle des deux parents dans le cadre d’une séparation conjugale, constitue pour l’enfant un enrichissement une chance pour sa construction d’individu, et un défi pour la puissance publique qui doit dans sa politique familiale prendre en compte la problématique au niveau de l’enfant qu’entraîne la séparation du couple conjugal.

La loi de Mars 2002 sur l’autorité parentale a été un commencement, il convient d’engager une véritable « politique parentale». Cela nécessite non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à la séparation du couple conjugal, mais aussi également de faire prendre conscience à tous les parents et futurs parents que si la rupture du couple conjugal est une liberté individuelle, qu’en la matière ils doivent réfléchir ensemble comment faire vivre le couple parental, l’enfant quelque soit son âge ayant la liberté et le droit d’avoir deux parents.

Le principe du « gagnant-gagnant », doit s’appliquer à l’enfant dans le domaine parental, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, dans le cadre d’une séparation pour l’enfant c’est le « perdant/perdant » qui s’applique , plus de 30 % des enfants perdent le lien ,ou ont un lien très épisodique avec le parent chez lequel il ne réside pas,souvent le père..

L’urgence commande de lancer un vaste plan de politique familiale au niveau des conséquences de la séparation conjugale sur le lien parent/enfant.

Traditionnellement , les campagnes électorales mettent d’un coté les projets économiques avec de longs débats, les projets sociaux qui sont limités au travail, et puis un peu de projet de société, voir « politique familiale » est abordé.

Faire de la politique autrement c’est considérer l’économique et le sociétal unitairement.

La rupture familiale a un coût économique ! Dans la compétition qu’impose l’économie mondialisée, avoir des individus qui sont solides, solidaires les uns des autres, des familles qui tissent des liens forts, c’est un atout maître.

Engager une réflexion de fond sur le problème parental lié aux séparations, renforcer l’autorité parentale de chaque parent même si ils sont séparés, pour créer la nouvelle solidarité familiale, dont nous avons besoin, c’est un véritable projet politique !

La famille est le pivot central de toutes les problématiques économiques et sociales, elle encaisse tous les conséquences de la crise : chômage, perte du pouvoir d’achat, baisse de la qualité de la vie.

C’est , quelque soit sa forme, traditionnelle, recomposée, homoparentale, monoparentale, le socle et le vecteur de transmission de valeurs.

C’est le lieu ou s’instaure l’autorité, ou se créent les modèles, dans une société marchande, consumérisme, ou les repères sont en déperdition, c’est dans la famille que doit se trouver les vrais valeurs de fraternité, de solidarité, le ciment qui fait que ses membres resteront fidèles aux valeurs enseignés.

Il devient donc primordial de revaloriser le rôle de chaque parent, afin de donner aux mères et aux pères, quelque soit la situation conjugale, les moyens de jouer leur rôle d’éducation et de lien social.

Il faut prendre des mesures, d’aide et d’accompagnement des parents, et non comme on le voit souvent, des mesures qui déresponsabilisent les parents, voir dans le cadre des séparations un des parents.

samedi 17 octobre 2009

Le principe de solidarité exige de protéger et de restaurer quand il le faut pour le transmettre le patrimoine écologique

Cette affirmation de solidarité et de transmission du patrimoine écologique, terre, eau, atmosphère, climat, biodiversité,faite par Fr Bayrou à l'université d'été du MoDEM, pose entre autre la question de la production agricole.

L’agriculture mondiale et française, doit faire face au défi du XXIème siècle de nourrir une population mondiale de neuf milliards d’habitants en 2050,en faisant plus et mieux, avec moins de chimique, moins d’eau, moins d’énergie pour transmettre une terre plus propre, une atmosphère plus respirable, un climat plus équilibré , et une biodiversité ou les équilibres globaux et les différents phénomènes naturels comme la pollinisation par exemple sont préservés.

La crise qu’elle vit aujourd’hui, ou toutes ses filières plongent porc, lait, viande bovine, fruits et légumes, nous oblige d’ imaginer de nouveaux amortisseurs publics et privés pour permettre qu’elle tienne le choc,( comme on l’a fait pour la banque, l’industrie automobile, on aura bonne mine si on a du fric, de belles voitures, mais plus rien à bouffer !) le projet de loi de modernisation agricole actuellement en chantier pourrait être une réponse.

Alors qu’on parle de réguler les banques, le secteur automobile, l'Europe dérégule l’ agriculture qu’elle soutenait, face a une Amérique qui continue elle à soutenir sa production agricole, privé d’aides ( celle de l’égalité dans la distribution pourrait être revue je l’admet) nos agriculteurs subissent une nouvelle donne, leurs exploitations sont livrées à la férocité des marchés mondialisés et au aléa de la dérégulation, alors que souvent ils ont du s'endetter pour produire plus, cette dérégulation a pour conséquence qu’ils travaillent plus pour gagner moins.

Cette position de l’Europe semble définitive, il faut donc imaginer de nouveaux amortisseurs publics et privés par solidarité avec nos agriculteurs et pour leur permettre de tenir le choc, et les aider pour passer d’une agriculture productiviste, à une agriculture biologique qui donne à la terre ses lettres de noblesse, et pour qu’ils fournissent à prix compétitifs et accessible à une classe moyenne devenue pauvre, ( c’est la direction que prend la politique sarkosienne) une alimentation diversifiée.

Il faut aider nos agriculteurs à se lancer dans l’agriculture écologique intensive, les aider dans la recherche de nouvelles pratiques par exemple : irrigation goutte à goutte pour le mais pour économiser l’eau, recherche sur la « symbiose » des plantations et la rotation des sols (ce que faisaient nos ancêtres), couvert en végétaux pour mieux aérer et limiter les labours, favoriser la biodiversité, protéger les insectes prédateurs de parasites plutôt que recourir au chimique ( voir aux OGM) , produire de l’énergie avec les déchets etc… .

La demande en produit bio, augmente de 10% par an, il faut donc favoriser le développement de cette filière, aider des jeunes à s’installer,développer les échanges entre les acteur de la filière bio, et permettre un partage des expériences et des pratiques, pour produire un effet multiplicateur.

Aujourd’hui le bio c’est 2% des terres cultivées, le Grenelle de l’environnement a pour objectif 20%d’ici 2020, il faudrait s’y mettre.

Le patrimoine écologique et sa transmission , c’est aussi l’affaire de tous les citoyens, qui souvent sont des petits producteurs par leur jardin, et qui vu le nombre polluent aussi,voir autant que l’agriculture productiviste, il faut donc taxer les produits chimiques vendus dans les grandes surfaces, et détaxer les produits naturels qui favorisent la culture biologique, et il faut encourager la manière de consommer qui favorise la protection de l’environnement en la rendant moins onéreuse, que celle qui ne protège pas le patrimoine écologique.

L'environnement,sa protection,sa restauration quand il le faut pour transmettre un patrimoine écologique, terre, eau, atmosphère, climat, biodiversité viable à nos enfants, est un problème pour l'humanité .

Il est sûr, que les problèmes de la société française ne se résument pas à l'environnement, dans les banlieues par exemple avec ses quartiers excentrés, ses zones protégées de riches, ce sont les inégalités sociales, l'école, la santé, la situation des jeunes totalement abandonnés qui sont primordiales, au niveau des finances publiques c’est la dette qui s’accroit considérablement, laissant à nos enfants un découvert pour lequel ils devront travailler plusieurs années, qui est dramatique, mais si une réflexion prioritaire en matière de transmission, ne se résume pas au problème de l'environnement, ne pas le prendre en compte comme priorité serait une erreur vis-à-vis des générations futures.

mercredi 30 septembre 2009

La démocratie se meurt

La dernière élection concernant la cantonale partielle à Argenteuil dans le Val d’Oise, ou le candidat UMP obtient 59% de 32% des électeurs inscrits, et où certains responsables politiques parlent de « légitimité » qu’ils opposent à la « légalité » pour remettre en cause l’élection du président du Conseil Général du Val d’Oise me laisse perplexe.

Pour moi cette appréciation de « légitimité » montre à que point les professionnels de la politique se sont déconnectés des citoyens, et que pour eux la « légitimité démocratique » ce n’est pas le plus grand nombre d’expression de l’intérêt général, mais l’expression majoritaire d’une poignée de citoyen ( lorsqu’on arrive à des taux si bas de participation souvent celle de militants politisés).

Déjà le soir de l’élection européenne, j’avais été choqué par le peu de respect des abstentionnistes par le représentant de l’UMP alors que pour moi une abstention élevée témoigne d’un désaveu et un désamour d’une classe politique centraliste, dominatrice avec une organisation courtisane, qui s’écoute parler mais n’écoute pas ce que le citoyen veut lui dire, son seul objectif étant la conquête du pouvoir, ou de s’y maintenir.

Aujourd’hui on assiste à la disparition des idéologies politiques, pas plus tard qu’avant-hier , le président Nicolas Sarkosy , dont on connait la grande capacité d’adaptation, a déclaré « la majorité doit être ouverte sur la justice, pas sur l’idéologie », quelle progression du candidat Nicolas Sarkosy qui prônait la société bling/bling, le travailler toujours plus pour gagner toujours plus !

Les gens militent de moins en moins dans les partis politiques, ils ne croient plus aux grandes idées, aux lendemains qui chantent, au marxisme, au socialisme, au gaullisme, ces thèmes de société ne sont plus mobilisateurs pour les jeunes générations.

Les clivages politiques disparaissent, on voit un membre du comité directeur du PS , passé à la direction de l’UMP en affirmant qu’il n’a pas changé d’idée, les partis politiques ne correspondent plus aux aspirations de la société.

Je ne m’en réjoui pas, si on veut refaire vivre une démocratie, il est urgent de répondre aux besoins et aspiration des femmes et des hommes qui composent notre société, de redonner des valeurs et des repères ou ils pourront (durablement ou soutenablement) trouver des nouvelles perspectives d’adhérer à un mouvement politique, et où l’électorat serait moins démotivé.

Ce n’est pas par de petits calculs arithmétiques politiciens de « légitimité » que la démocratie revivra, mais par la recherche du sens d’une « légitimité démocratique ».

samedi 5 septembre 2009

L’ ayatolah de l’UMP.

Une dépêche de l’AFP du 04/09/2009 nous apprend que « l'UMP a critiqué lors de son campus d'été à Seignosse la main tendue de François Bayrou à la gauche, l'accusant de "trahir l'électorat centriste".

Le président du (Mouvement Démocrate) MoDem "tourne le dos à l'idéal centriste", a affirmé devant des journalistes le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, en marge des débats. »

Lorsque l’UMP de Nicolas Sarkosy fait entrer dans la majorité de Villiers (qui affirme qu’il garde toute ses valeurs, ses idées) et le mouvement « chasse et pêche » dont on connait les valeurs nationalistes et anti européennes ce n’est pas trahir l’électorat « centriste » du Nouveau Centre ?

Etonnant Xavier Bertrand, lorsque le chef de l'UMP, Nicolas SARKOZY, accepte l’ouverture à gauche, jusqu'à embaucher des ministres socialistes au gouvernement, c'est une preuve de grande ouverture d’esprit, et lorsque Fr. Bayrou et le MoDEM annonce qu’ils souhaitent débattre avec d'autres formations, et avec les membres du PS ouvert sur l’économie de marché, ce seraient des traites de l’électorat centriste ça ne s’appelle pas être « doctrinaire » ?

M. Xavier Bertrand, Nicolas Sarkosy et l'UMP ont tout fait pour éliminer Fr Bayrou et le MoDEM, s’alliant même avec le PS pour l'empêcher de devenir Maire de Pau, mais il est toujours là, et c’est la politique menée par l'UMP et Nicolas Sarkozy qui pousse le MoDem à rechercher la construction d’un partenariat avec tous ceux qui pense qu’en matière sociale, environnementale, il y a mieux à faire.

Ce qui change, c’est que Fr Bayrou se détourne d’un « centrisme mou » dit « Nouveau Centre » inféodé par la droite UMP, et que le MoDEM affirme son indépendance de l’UMP en étant ouvert aux partis classés « à gauche ».

Fr Bayrou ne trahit personne, il a toujours eu le courage de s'exposer le plus, pour faire avancer ses idées, c’est certainement l'homme politique le plus courageux, le seul qui dérange vraiment l'UMP qui souhaiterait le voir disparaitre et que le MoDEM devienne comme le Nouveau Centre son satellite.

Fr Bayrou et le Modem, comme promis en 2007, font bouger les lignes, la logique de camp, de « copain d’abord » du Nouveau Centre, ça perturbe la stratégie de Nicolas Sarkosy et de l'UMP qui croyait bien après l’élection européenne en avoir fini avec le MoDEM.

Le résultat des élections régionales va peser lourd, il déterminera les futurs candidats pour la présidentielle de 2012, et un centre MoDEM, Europe Ecologie, et des membres du PS ouverts à l’économie de marché, ça pourrait face à l’UMP de Nicolas Sarkosy, constituer un véritable challenge d’alternance, il restera deux ans pour en extraire un présidentiable. (Fr Bayrou a annoncé après l’élection européenne qu’il ne se considérait plus présidentiable).

Il ne manque pas de culot Xavier Bertrand de venir parler de trahison, l'ouverture du gouvernement à gauche avec la nomination de Kouchner, Besson , Boekel et autres des mission à Rocard, Lang etc.. l'entrée de la France dans l'OTAN, son engagement en Afghnistan , le traité de Lisbonne, sans nouveau référendum, alors que les français avaient voté NON à la constitution européenne , ce n’est pas trahir l’électorat UMP ? l’électorat français ?

Je ne me sens pas trahi, au contraire Fr Bayrou respecte ce qu’il avait annoncé durant toute sa campagne présidentielle en 2007, montrant ses très grands points de désaccord avec Sarkozy et qu’il souhaitait faire émerger des idées plus sociales.

Celui qui trahi c’est l’ex candidat Sarkozy qui n'a pas respecté ses promesses sur le pouvoir d’achat, la sécurité ( et j’en passe la liste serait trop longue !)

Alors, Xavier Bertrand et l'UMP feraient mieux de balayer devant leur porte en matière de trahison.

mercredi 26 août 2009

Mouvement démocrate, construire ensemble au centre ?

Le mouvement démocrate organise les 4, 5 et 6 septembre son université de rentrée à La Grande Motte (Hérault) sur le site Belambra VVF.

De nombreux militants vont se déplacer, et ce sera l’occasion pour eux, de se retrouver pour échanger, débattre, et entamer une rentrée politique, qui s’annonce riche en action, les élections régionales étant en point de mire.

"Vous êtes de gauche. Je suis du centre. Mais nous pouvons construire ensemble" a déclaré Marielle de Sarnez à Marseille lors de la réunion de travail de « l’espoir à gauche », après la troisième voie,la nouvelle stratégie serait la construction d’une alternative au pouvoir en place ?

«Le discours très anti-Sarkozy qu'elle a prononcé sous les vivas d'un certain nombre de militants socialistes montre à quel point aujourd'hui le MoDem n'a plus de boussole» a estimé porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui estime qu’un parti politique en France, ne peut exister que par le clivage, l'opposition frontale, la caricature et la provocation, ce qu'il pratique couramment.

Je ne sais pas si le MoDem n'a plus de boussole en tout cas sans autres explications, sa position est illisible, il ne faudrait pas que le mouvement des démocrates redevienne ce qu’était l’UDF, une formation politique hétéroclite, alliant des libéraux purs et durs, (Longuet,Madelin, Léotard) à des démocrates chrétiens, comme Méhaignerie, Bayrou.

L’image d’une nouvelle UDF dont le Nouveau Centre voulait être le créateur n’est plus d’actualité depuis qu’il est tombé à droite, aux ordres du président de la république, voir dernièrement « copain » de partis nationalistes, et celle de l'Alliance Centriste du Sénat est inaudible, groupusculaire le centre aujourd'hui n’est pas un parti.

Certes, il y à l'UMP de nombreuses personnalités politiques appréciables, voir au Nouveau Centre, mais tant qu'elles resteront « fidèles » au sarkosysme, si des accords locaux pour les municipales pouvaient être faits, à l'échelle des régions, qui devient le seul contre pouvoir au tout pouvoir de l’Elysée, ce n'est plus pensable stratégiquement.

Faire bouger les lignes, promettait en 2007 Fr. Bayrou, la solution serait, une alternative à la majorité actuelle constituée par un large rassemblement républicain, de la gauche modérée aux gaullistes ? Pourquoi pas ! L’important c’est de savoir pour faire quoi, au niveau de l’environnement, de l’économie, des retraites, de la dette, de l’emploi, ce n’est pas une opposition unie contre Sarkosy qui peut constituer un projet que les français attendent, même si l’idée de revenir à un concept de majorité parlementaire, plutôt qu’à celui de majorité présidentielle, est une très bonne chose.

Au PS, certains militants et cadres, n’hésitent plus à adhérer clairement et nettement à l'économie de marché, qui est le seul système qui peut apporter progrès et démocratie, et non le marxisme qui a échoué, on ne peut pas ignorer cette tendance d’ idée au sein de militants du PS et des écologistes, qui lassés de voir les échecs de ce qu’on appelle « la gauche » aux élections nationales, rendent l’idée d’un rapprochement avec le MoDEM possible.

Mais ne perdons pas de vue, que cette alliance ne constitue pas une majorité, un programme, il faut des idées, un projet cohérent et réaliste pour le pays, construction difficile avec un PS, qui recèle des contradictions.

L’union, ou l’alliance ce n’est pas la panacée, ça ne doit pas dispenser de faire l’effort de réfléchir à un programme, à un projet qui a du sens.

Une opposition modérée, avec un programme bien construit, inquiètera plus la majorité sarkosienne, qu’un PS déchiré, qui n’a plus toutes les cartes en main pour conserver l'essentiel des régions gagnées en 2004.

« Je crois le rapprochement que conduit le MoDem nécessaire : pas de politique démocrate possible en France sans l'écologie ni la gauche démocrate » nous dit Frédéric Lefebvre-Naré sur son blog Démocrate sans Frontière http://demsf.free.fr/

Comme il le fait remarquer « cette gauche agit-prop' représente à peu près autant de suffrages aujourd'hui que le MoDem ; et ces suffrages sont à peu près acquis, dans les seconds tours, aux candidats de la gauche classique, disons aux socialistes.Pourquoi donc les socialistes sacrifieraient-ils le renfort passif de l'extrême-gauche, à une alliance exigeante avec nous ? »

Analyse que Arnaud de Montebourg vient de faire aussi, lors de sa réunion de la « rose. »

Comme le dit Frédéric Lefebvre-Naré: « la condition d'une coalition productive et durable avec la fraction démocrate de la gauche reste donc toujours la même, et elle n'est hélas pas encore atteinte : être plus forts que nous ne le sommes, convaincre et rassembler plus de Françaises et de Français. sur nos propositions, notre vision de l'avenir, nos capacités à construire la société de demain. »

Espérons qu’après l’université de rentrée à La Grande Motte (Hérault), nous aurons une lisibilité meilleure sur un programme, car si nous pouvons construire ensemble, avec le PS, nous devons surtout ne pas nous laisser enfermer dans une alliance qui nous obligerait d’accepter d’avance qu’il est le parti dominant.

L’institut de sondage ViaVoice dans libération a publié une étude, mettant en tableaux les résultats d’un sondage adressé à 1 019 électeurs, les 20 et 21 août derniers. Il leur demandait notamment ce qu’ils pensaient des alliances, résultat : "53 % des sympathisants de gauche estiment que « de manière générale, le Parti socialiste ne doit pas passer des alliances avec le Modem ».

Selon François Miquet-Marty, directeur associé de l’institut, c’est le signe que « pour les électeurs de gauche, le PS et le Modem ne sont pas compatibles ». « Une frontière existe encore. Le Modem, à leurs yeux, n’appartient pas à la gauche », insiste-t-il.

Il a raison, le Modem n’appartient ni à la gauche, ni à la droite, ce qui n’empêche pas de réfléchir à des candidats communs sur un projet, un programme, ce qui est différend à des candidats d’union de « gauche » sur une alliance stratégique, comme on semble vouloir le proposer à la gauche ».

jeudi 2 juillet 2009

Gauche ou droite ? la meilleure façon de marcher c'est la démocratie sociale

Nous ne sommes plus en 1981, dès 1983 la « gauche gouvernementale » a fait le choix de s’inscrire dans le libéralisme, le gouvernement de « gauche plurielle » de L.Jospin avec des membres du PC , a mis en place des privatisations du service public, n’a pris aucune mesure contre les délocalisations, ce qui montre contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, que ce n'est plus un affrontement gauche-droite qui domine la vie politique française.

Certains soulignent que la position du MoDEM sur « un extrème centre » est un leur, le centre n’existerait pas, il faudrait toujours à un moment ou un autre pencher « à droite », à « gauche ».

Je pense que plus que ces notions de « gauche » et de « droite » qui ne sont plus repérables par des valeurs connues et respectées, nous voyons apparaitre en France une recomposition du paysage politique en quatre grandes familles, avec des tendances plus ou moins fortes à l’intérieur de ces familles.

On a ce qu’on appelle « l’extrème droite, ou droite de la droite » avec les souverainistes , les nationalistes, les xénophobes, les protectionnistes, les populistes, les anti européens.

Puis il y a les néo-conservateurs, qu’on appelle « droite » qui sont les héritiers de Reagan et Thatcher, qui avec Barroso sont au pouvoir en Europe et un peu partout à la tête dans les états européenns , dont la France .

Une grande majorité constitue une famille qu’on appelle " sociaux-démocrates" , qui acceptent le système actuel, mais qui ne veulent plus que la ressource humaine soient un « ratio », qui considèrent les individus comme des êtres humains qui doivent être au centre de la société, pas des variables d'ajustement économique, qui souhaitent réguler le système économique, pour éviter les catastrophes sociales comme celles que nous voyons actuellement, et qui prônent un développement soutenable pour laisser aux générations de demain, l’espoir de vivre mieux que leurs parents.

Dans cette famille, les uns penchent plus pour le social, les autres pour la démocratie, les autres pour l’environnemenT, mais tous veulent que l'humain soit le centre de la société.

Puis il y a les anti-capitalistes - anti-libéraux, qu’on appelle « extrème-gauche » , ou récemment « gauche de la gauche » qui pensent que le système économique est mauvais et qu'il faut le changer voir par la révolution de la rue, pour mettre en place un pouvoir de « peuple », les un en renforçant le « parti » qui représente le peuple, les autres en accompagnant les mouvements sociaux, pour que les salariés s’autogèrent.

Comme beaucoup de famille, dans ces composantes chacune de ces familles politiques est divisée, alors il est logique qu’elle cherche à se rassembler.

Que des membres de la famille des sociaux-démocrates, Modem/Cap 21 , PS, Verts, Europe écologie, partis radicaux, partis écologiques,se rencontrent,discutent des possibilités de travailler ensemble,c’est intelligent,j’applaudi,c’est d’ailleurs ce que nous avions fait en 2008,pour l’élection municipale de Sannois, pour construire la liste « Agir pour les sannoisiens ».

Qu’on dise à la « gauche de la gauche » que je ne suis pas de gauche que je suis de droite, et chez les néoconservateurs, que je fais le jeu de la gauche, j’assume, l’important c’est de réunir la grande famille des sociaux démocrates, les vrais , pas ceux de la langue de bois du Congrès de Versailles, qui après avoir prônés la "dérégulation" comme programme politique, opportunément aujourd'hui prône en parôle la démocratie sociale

mercredi 27 mai 2009

Europe : programme Daphné pour homme?

Marielle de Sarnez, Vice présidente du MODEM,et député Européenne, dans son ouvrage « pour aimer l’Europe » (édition Grasset) écrit que c'est une réponse aux questions « que chaque citoyen se pose quand le sujet européen vient à son esprit », « au fil des conversations libres de la vie civique et amicale ».

Dans le cadre de cette " vie civique et amicale" je suis interpellé lorsque page soixante treize de son livre elle écrit : « tous les trois jours une femme meurt sous les coups de son compagnon, ou de son ex compagnon », sans mentionner qu’un homme meurt tous les seize jours, sous les coups de sa compagne, ou de son ex compagne.

Militant pendant plusieurs années au sein d’une association familiale paternelle, j’ai rencontré lors des soirées d’accueil de pères séparés, de nombreux cas d’hommes qui souffraient, privés de leur enfant, accusés à tord de maltraitance, quelques fois griffés, mordus, racontant leurs humiliations, souvent victimes de l’a priori « homme = violence »,« femme = victime ».

Comme me le disait un avocat homme, c’est plus facile de défendre un homme soupçonné de vol, que de violences conjugales, dans ces cas une « consoeur » a plus de chance de convaincre que moi.

Lorsqu’un père subi une non représentation d’enfant, souvent sans aucune aide de l’état pour faire appliquer un jugement rendu par la justice de cet état, ne subit il pas une violence ? une maltraitance conjugale ?

A ce sujet et si on regarde les chiffres, on s’aperçoit que la violence conjugale existe en même proportion chez les couples homosexuels femmes, et on peut s’interroger sur la « comptabilité » des homicides, sur le site http://www.p-a-p-a.org/html/modules/news/article.php?storyid=435 je donne une information récente (Avril 2009) qui montre que ces affaires ne sont pas si simples.

Comme l’écrit Marielle de Sarnez le programme Daphné que développe et finance l’Europe, est une bonne décision pour protéger les plus faibles, encore faut il ne pas désigner à priori un sexe plus faible que l’autre.

Je m’interroge sur une idéologie féministe qui au nom de la protection des femmes, demande que l’homme soit sanctionné toujours plus gravement en matière de violences familiales et qui d’un autre coté développe un discours de libéralisation de la femme sans retenue vis-à-vis des hommes, comme Sophie de Heredia dans Cosmopolitain de Septembre 2002 qui déclare : « il faut mieux libérer de temps en temps la brute qui sommeille en nous, tant pis pour les dommages collatéraux ».

C’est vrai, je l’admet la brute qui sommeille chez tout homme, fait plus de dommages collatéraux, que la brute qui sommeille chez toute femme, mais je ne suis pas convaincu que c’est en désignant un sexe « violent » l’autre « victime » qu’on résoudra le problème, d’ailleurs depuis dix ans, chaque année on annonce des chiffres qui traduisent l’échec des politiques menées.

Dans notre société actuelle, la violence féminine et la violence maternelle sont en hausse (voir statistiques Allo 119), l’agression de l’espèce mâle serait secondaire voir toujours de sa faute, le mâle serait toujours provocateur ?

Malgré les constats que la violence féminine existe, (voir « l’Homme battu » de Sophie Torrent) qu’un homme meurt tous les seize jours de violence conjugales, il n’y aurait pas besoin de structures d’accueil pour hommes battus ? (gérées par des hommes), l’Europe, l’Etat Français n’auraient pour vocation qu'à développer que des structures pour femmes ?

Je pense que malheureusement, tout comme la criminalité, la violence conjugale est un mal qu’il est impossible de faire disparaitre, elle est souvent le fait de tensions passionnelles, désigner un sexe victime de cette violence est à mon avis une erreur, il faut la condamner et contrairement à ce que dit Mme Sophie de Heredia aider les individus (hommes ou femmes)à maitriser la brute qui sommeille en eux, pour éviter des dommages collatéraux.

A lire: La vérité sur les violences conjugales
par Elisabeth Badinter, publié le 20/06/2005 - mis à jour le 24/06/2005

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/la-verite-sur-les-violences-conjugales_485479.html