Nous ne sommes plus en 1981, dès 1983 la « gauche gouvernementale » a fait le choix de s’inscrire dans le libéralisme, le gouvernement de « gauche plurielle » de L.Jospin avec des membres du PC , a mis en place des privatisations du service public, n’a pris aucune mesure contre les délocalisations, ce qui montre contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, que ce n'est plus un affrontement gauche-droite qui domine la vie politique française.
Certains soulignent que la position du MoDEM sur « un extrème centre » est un leur, le centre n’existerait pas, il faudrait toujours à un moment ou un autre pencher « à droite », à « gauche ».
Je pense que plus que ces notions de « gauche » et de « droite » qui ne sont plus repérables par des valeurs connues et respectées, nous voyons apparaitre en France une recomposition du paysage politique en quatre grandes familles, avec des tendances plus ou moins fortes à l’intérieur de ces familles.
On a ce qu’on appelle « l’extrème droite, ou droite de la droite » avec les souverainistes , les nationalistes, les xénophobes, les protectionnistes, les populistes, les anti européens.
Puis il y a les néo-conservateurs, qu’on appelle « droite » qui sont les héritiers de Reagan et Thatcher, qui avec Barroso sont au pouvoir en Europe et un peu partout à la tête dans les états européenns , dont la France .
Une grande majorité constitue une famille qu’on appelle " sociaux-démocrates" , qui acceptent le système actuel, mais qui ne veulent plus que la ressource humaine soient un « ratio », qui considèrent les individus comme des êtres humains qui doivent être au centre de la société, pas des variables d'ajustement économique, qui souhaitent réguler le système économique, pour éviter les catastrophes sociales comme celles que nous voyons actuellement, et qui prônent un développement soutenable pour laisser aux générations de demain, l’espoir de vivre mieux que leurs parents.
Dans cette famille, les uns penchent plus pour le social, les autres pour la démocratie, les autres pour l’environnemenT, mais tous veulent que l'humain soit le centre de la société.
Puis il y a les anti-capitalistes - anti-libéraux, qu’on appelle « extrème-gauche » , ou récemment « gauche de la gauche » qui pensent que le système économique est mauvais et qu'il faut le changer voir par la révolution de la rue, pour mettre en place un pouvoir de « peuple », les un en renforçant le « parti » qui représente le peuple, les autres en accompagnant les mouvements sociaux, pour que les salariés s’autogèrent.
Comme beaucoup de famille, dans ces composantes chacune de ces familles politiques est divisée, alors il est logique qu’elle cherche à se rassembler.
Que des membres de la famille des sociaux-démocrates, Modem/Cap 21 , PS, Verts, Europe écologie, partis radicaux, partis écologiques,se rencontrent,discutent des possibilités de travailler ensemble,c’est intelligent,j’applaudi,c’est d’ailleurs ce que nous avions fait en 2008,pour l’élection municipale de Sannois, pour construire la liste « Agir pour les sannoisiens ».
Qu’on dise à la « gauche de la gauche » que je ne suis pas de gauche que je suis de droite, et chez les néoconservateurs, que je fais le jeu de la gauche, j’assume, l’important c’est de réunir la grande famille des sociaux démocrates, les vrais , pas ceux de la langue de bois du Congrès de Versailles, qui après avoir prônés la "dérégulation" comme programme politique, opportunément aujourd'hui prône en parôle la démocratie sociale
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